La construction sociale et scientifique de la cyberdépendance au Japon: entretien avec un chercheur

Par VB M1 CMW – G2 

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Bibliographie
Grille d’entretien
Verbatim entretien

Je ne crois pas que ce soient les ordinateurs eux-mêmes qu’il faille 
redouter, mais bien plutôt la façon dont la culture digérera leur présence Seymour Papert, 1981.

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Introduction

Anxiété, stress, infobésité, surabondance informationnelle, autant de termes utilisés pour qualifier des pratiques de connexion excessives en ligne. Apprendre à vivre sainement dans cette économie de l’attention instaurée par les technologies numériques d’information et par les médias en général devient un sujet de réflexion et le lieu de multiples stratégies collectives et individuelles (Citton, 2014). Certes, historiquement, l’imprimerie, la radio, la télévision puis dans la lignée, Internet, sont des systèmes et des objets techniques de communication dont la fonction principale d’information et de communication s’insère dans un processus d’industrialisation sans cesse à la recherche du regard, du fameux « temps de cerveau disponible »[1]. Toutefois, Internet semble apporter une dimension supplémentaire.

Portés par les discours de l’innovation et du progrès, Internet et ses artefacts techniques[2] pénètrent l’ensemble des couches de la structure sociale des sociétés contemporaines occidentales « avancées » (Giddens, 1994), devenant ainsi incontournable dans notre « république numérique » Française[3]. Pôle Emploi, Sécurité Sociale, Impôts, vote en ligne pour les expatriés, autant de services et de devoirs sociaux et citoyens désormais dématérialisés[4]. Néanmoins, pharmakon à l’instar de tout objet social, le système Internet et ses artefacts présentent des effets indésirables. Ces effets sociaux mais aussi cognitifs, psychologiques et peut-être physiologiques indésirables le distinguerait des précédentes techniques de communication.

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