La Désinformation, un phénomène amplifié par le web

– Par Emilie Narquin, Master 2 CMW, groupe 1.

       

          La relation d’internet au média est très complexe. Sébastien Rouquette le définit même comme un hypermédia, non dans le sens « méga média », mais au sens « de support d’information mé- diatique. Un support aux caractéristiques fondamentalement différentes d’autres supports 1». Avec cette définition tous les contenus du web, des blogs d’informations aux commentaires, sont des informations médiatiques potentielles. Cette idée d’Hypermédia est déjà utilisée par Theodor Holm Nelson en 1965, pour qualifier son système Xanadu. Un réseau qui aurait permis à tous de lire, mais aussi écrire, commenter et donc partager et relier des documents entre eux et tout cela en temps réel. Le web a fait bien plus que cela, car il ne se cantonne pas seulement aux docu- ments. Le web, en partie par la numérisation, a démocratisé l’accès aux informations. Il a facilité l’accès aux images. Il a donc en quelque sorte rompu la logique des media mass, en communi- quant de tout à tous2. La diversité des contenus proposés en fait un compagnon de notre quoti- dien. On peut aussi bien écouter de la musique, que regarder des vidéos, ou lire des articles. C’est aussi un hypermédia car il a élargi l’espace médiatique. Il a donné aux autres médias d’autres formes possibles, d’autres espaces de visibilité. Pour continuer a exister, les journaux ont du faire leur entrée sur le web, mise à part quelques exceptions. Le web a donc amplifié leur portée, et amplifié la visibilité de leurs discours. Ainsi des formes communes aux médias comme la désinformation ce sont ainsi logiquement propagées au web.

En effet la désinformation n’est pas un phénomène découlant des usages d’Internet. C’est un phénomène que l’on peut considérer comme historique, qui est défini pour la première fois en 1953 dans un dictionnaire soviétique. Ce n’est qu’en 1980 qu’il est admis dans celui de l’acadé- mie française3. C’est un phénomène très souvent associé à la rumeur qui s’en différencie princi- palement par son caractère stratégique. Il s’agit donc de propager, via les médias ou des commu- nautés humaines de fausses informations dans l’intérêt de son propagateur : « Plus simplement, la désinformation accroit la confusion et le désordre. Elle est le contraire de ce que devrait être l’information au sens étymologique : in-formation, mise en forme »4. La rumeur considérée par certains comme « le plus vieux média du monde 5», quant à elle peut être vraie et elle n’a pas systématiquement un biais stratégique. Face au rôle que le web a pris dans la circulation de l’in- formation, il est important de comprendre celui qu’il a dans l’expansion de la désinformation. Nous nous questionnerons donc sur le rôle du web dans ce phénomène, mais aussi quelles sont les nouvelles pratiques qui en découlent et les mesures qui sont inventées pour essayer de contrer cette désinformation massive.

Pour cela nous verrons dans un premier temps les caractéristiques du web qui le rendent propices à la désinformation, puis les nouvelles pratiques sociétales induites par la désinformation massive via le web.

I.Le web au service de la désinformation.

Selon Dominique Cardon, il y a plusieurs typologies du web. Toute d’abord son premier type « le web participatif » qui est devenu l’emblème du tournant qu’a pris le web dans les années 2000, appelé le web 2.0. Selon François Bernard Huyghe, le web 1.0 a démocratisé la désinfor- mation, mais le web 2.0 a apporté « une autre dimension de la lutte par la désinformation 6». Le web participatif représente l’espace du web entre l’amateur et la personnalité. La création d’info- rmation n’appartient plus seulement au professionnel, tout le monde peut maintenant en créer. Le débat peut être géré par l’amateur. La rédaction et la création de contenus n’appartient plus qu’au média traditionnel, chacun avec un minimum de compétences peut en créer. Le web met à dispo- sition de nombreux outils permettant la création et la circulation de l’information et donc la dés- information. Cette technologie a notamment permis la démocratisation de nombreux outils, des logiciels permettant la falsification de contenus, des photos aux vidéos, indispensables à la création de fausses informations. Mais il met aussi à disposition de plus en plus de ressources qui permettent de rendre réalistes n’importe quelles falsifications : « permettent de piocher dans les réserves de données qui permettent de forger des trucages vraisemblables. Le travail de faussaire est donc facilité pour ne pas dire banalisé. 7»

Le web a aussi permis aux informations de circuler d’une toute nouvelle manière. Son caractère universel réside dans le fait qu’il abolit les frontières. Il déspatialise et rend instantanées les communications et recherches de contenus. La virtualité du web rend la liberté d’expression plus facile, mais l’irrespect aussi. Les technologies désynchronisent le moment de prise de parole et sa réception. Cela permet de se libérer des contraintes sociales, comme la politesse, le respect et des contraintes de la discussion en présentielle8. Des fausses rumeurs sont plus faciles à proférer sur le web, là où l’on se sait « protéger » par un écran. Il n’y a pas besoin de courage pour com- muniquer sur le web. De plus l’anonymat et la possibilité de parler sous couvert de pseudonyme est possible pour de nombreuses actions sur le web. De cet anonymat découle un sentiment d’impunité, qui encourage la propagation de tous types de discours. C’est pour cela que la chine interdit aux utilisateurs de réseaux sociaux de mettre une fausse identité. Le web se présente ainsi comme un espace à part, séparé du monde réel, des convenances et contraintes sociétales. L’uto- pie de ses créateurs aurait voulu qu’il soit un espace débarrassé des fausses informations. Mais la réalité est qu’il est un espace où la désinformation et les rumeurs fleurissent démesurément.

Le deuxième type du web, définit par Dominique cardon, qui favorise la circulation de rumeurs et de désinformation est le web en « clair obscur »9, dont font partis les réseaux sociaux. Cette forme du web par la conversation de personnes lambda entre elles fait exploser les barrières traditionnelles de la sphère publique10. Car en effet ce web qui se présente généralement sous la forme de réseau permet une circulation très importante de l’information. Il permet le partage d’informations à un nombre incroyable de personnes, critère indispensable à la viralité : « Ici in- tervient le phénomènes des communautés en ligne, interactives, partageant certaines affinités ou s’agglutinant pour partager la nouvelle information et la rendre virale […] 11». En effet les ré- seaux sociaux permettent le développement de nombreux liens faibles, c’est à dire de réseau de personne qui ne font pas parties de notre cercle de proches ou les communautés dont on fait par- tis. C’est surtout la conversation étendue des liens faibles qui permet la circulation de nombreux liens informationnels. La vitesse de propagation des informations est donc extrêmement rapide au sein de ces réseaux. De plus par le temps qu’on y consacre, leur fonctionnement (like, par- tage) ils se sont imposés comme un lieu de circulation d’informations incontournables. Aux états Unis une majorité de la population se documentent sur l’actualité par Facebook. Ainsi Facebook avec 39% du trafic des média US dépasse largement google qui leur apporte 36%12.

Or le nombre d’informations qui circulent constamment rend très difficile la distinction entre une information, une désinformation ou encore une rumeur. De plus cette abondance d’information n’est pas éphémère. Les traces laissées sur Internet sont stockables. Chaque rumeur ou informa- tion émises sur Internet peuvent subsister sans limite dans le temps. Elles sont accessibles et réutilisables par n’importe qui. La profusion d’information et l’hyper-concurrence qu’apporte le web 2.0 dans presque tous les domaines, engrangent une lutte pour l’attention constante : « C’est sans doute à cause de cette infinité de choix que l’on pourrait percevoir Internet comme un « accélérateur de rumeur » »13. Beaucoup de scientifiques affirment que cette surcharge information- nelle affaiblit nos capacités critiques. De plus la vérification des sources qui aurait dû être facili- tée par la persistance des données, par le partage intensif et les nombreuses reprises est très com- pliquée. Cela se « transforme vite en redressait ad infinitum, la vérification de a suppose celle de b, donc de c, donc de d et ainsi de suite 14». Le web est une technologie complexe, ambivalente. Il est à la fois acteur de la sphère publique et scène spécifique où se déroulent les représentations : « Ni simples moteurs, ni simples miroirs 15». Ainsi par son usage nous avons créé de nouveaux rapports à l’information et à la désinformation, qui ont engendrés des nou- velles tendances sociétales.

 

II. Des nouvelles pratiques sociétales découlant de la désinformation sur le web.

La place importante qu’a pris Internet dans toutes les étapes de nos vies, en fait un objet d’espoir et de peur : « et comme nous sommes de plus en plus dépendants – psychologiquement culturel- lement, économiquement, politiquement – de systèmes de messageries, gestion et transaction à distance, l’obsession de la tromperie empire16 ». De plus selon Raffaele Simone, Internet a pro- fondément bouleversé nos habitudes et a créé un réflexe, la recherche de l’information instanta- née. Nous n’avons plus besoin d’attendre ou de nous déplacer pour assouvir notre curiosité. L’in- formation est à portée de smartphone. Néanmoins un effet plus pervers de cette hyper-accessibi- lité de l’information est que la désinformation l’est tout autant.

La désinformation, la rumeur, l’arnaque informatique sont tellement devenues courantes dans notre culture, facilement créables, que le scepticisme a gagné nos sociétés. Les Hoaxes, ces canulars transmis par messagerie en sont un exemple. Alors qu’on pensait les systèmes de message- ries comme un espace personnel et sûr, les piratages nombreux, les arnaques et canulars y fleu- rissent. Alors que l’image semblait être une vérité absolue, une preuve, nous pouvons à présent17 avec le numérique la falsifier. La presse qui a une histoire compliquée avec la désinformation n’échappe pas à ce scepticisme virulent : « Dans un contexte d’industrialisation de la presse, les journalistes n’apparaissent plus aux yeux du public, comme les garants d’une information propre et fiable18 ». Les « fakes news » (fausses informations) sont relayées en masse par les médias pour servir l’interêt de tel ou tel homme politique. L’intérêt économique prédomine plus que ja- mais l’information. Le filtrage et la vérification deviennent si compliqués que même les journaux les plus incorruptibles n’y sont pas à l’abri. La course aux informations sert aussi cette désinfor- mation. Dans un monde où Internet permet la multiplication des sources d’informations, où la presse s’uniformise de plus en plus, pour attirer les utilisateurs il faut être viral, buzzer, attirer quitte à désinformer.

Ceci est aussi révélateur d’une nouvelle tendance, l’information et la désinformation surtout de- viennent un divertissement. Entre les médias qui surfent sur la viralité et partagent n’importe quels contenus, qu’ils énoncent une vérité ou non, qu’ils soient honteux ou non, qu’ils attirent des commentaires positifs ou négatifs. Ce sont les nouveaux tenants de la culture virale, définis par Bill Wasik19. Le divertissement prime sur la qualité du contenu. L’attention est l’essentielle, qu’elle soit produite par de la désinformation ou par l’humiliation de personnes. Ainsi les « fakes news » deviennent un moyen de divertissement, un moyen de créer de l’audience. Buzfeed20 dans un article dit que les « fake news » seraient plus répandues et seraient plus partagées que les vraies. Mais c’est sans compter sur d’autres études pour prouver le contraire21.

Une autre forme a émergé il y a environ 5 ans. Il s’agit des faux médias, aussi appelé plus com- munément les « LOL Sites ». Même s’ils semblent avoir existé dans une forme antérieure, grâce au web ils ont acquis une portée sans pareil. C’est le cas par exemple du Gorafi qui a commencé son activité via le réseau social Twitter en 2012. Leurs contenus basés sur la dérision, la parodie créent de la désinformation en masse. Dès ses débuts quelques médias et de nombreuses per- sonnes se sont faits piéger. Même s’il arrive encore des cas de tromperie, ces médias sont main- tenant reconnus comme des transmetteurs de désinformation, et sont donc considérés pour ce qu’ils sont : de l’humour.

Mais la désinformation est prise très au sérieux par de nombreux utilisateurs et journalistes. Son usage intensif dans les campagnes politiques a fait émerger des nouvelles coutumes, dont le « fact checking ». Le « fact checking » est « littéralement la vérification par les faits 22». Mais ce n’est pas l’examen de n’importe quelles informations. Il s’agit principalement de celles énon- cées par les politiques : « Avec toujours ce même objectif : traquer les mensonges du personnel politique. 23». Cette pratique journalistique se développe aux Etats unis au début des années 200024. Elle apparaît en France un peu plus tardivement, grâce aux sites d’information en ligne tel que Mediapart, ou bien Arrêt sur images…. On peut prendre l’exemple du blog « les Déco- deurs » créé en 2009 par le responsable de la cellule politique du Monde.fr, sur une base com- munautaire. Ce blog entièrement dédié au « fact-checking » devient en 2014 une rubrique à part entière du Monde.fr.

C’est aujourd’hui l’un des plus connu avec « Désintox » de Libération. Le succès, poussé par le scepticisme ambiant, est tel que presque tous les journaux créent « « leur laboratoire » de fact checking »25. Sur les réseaux sociaux cette dénonciation de la désinformation est aussi très pré- sente, notamment sur Twitter avec le hashtag spécial, #fakenews. Lorsque l’on étudie les trois cents derniers tweets associés à ce hashtags26, on se rend compte que c’est principalement un ou- til utilisé par les médias, avec une majorité de média américain. Dans notre corpus de fin janvier, CNN représente 42% des tweets et retweets. On voit que « les fakes news » sont initialement dé- noncés par le tweet d’un média, qui sera retweeté généralement plusieurs fois par des utilisateurs.

Ce tweet est par exemple repris 27 fois.

 

[1] « kcnationdefense: RT @Project_Veritas: Now to unveil our next #FakeNews Award: ‘Best Fake News Headline, 2016’ goes to @washingtonpost. Read more below! htt… »

 

Dans notre corpus de tweets on se rend aussi compte de l’impact des élections américaines dans la désinformations. 30% des tweets associent #fakenews à Donald Trump. L’élection américaine dans son déroulement aura peut être accélérée la lutte à la désinformation.En effet tout récemment, et face à l’utilisation abusive de la désinformation lors des élections américaines Facebook a décidé de mettre en place un algorithme pour essayer de lutter contre. Dans tous les camps électorales « des faits alternatifs » étaient énoncés et on ne peut encore me- surer l’impact de certains dossiers sur ces élections. Google s’est aussi engagé : « Et pour cause :les deux géants du net ont été vivement critiqués pour le rôle trouble qu’ils ont joué dans l’issue du scrutin américain du 8 novembre 2016 et l’élection de Donald Trump, 45e président améri- cain, en laissant leurs algorithmes relayer des contenus mensongers. » 27 Une des premières mesures seraient de couper les fonds publicitaires des sites de fausses informations. Néanmoins entre la liberté d’expression et les limites techniques, c’est à dire élaborer un algorithme qui sau- rait reconnaître une vraie d’une fausse information, le chemin vers l’élimination des « fake news » est laborieux. Des essais seraient mis en place pour la campagne électorale allemande, puis pour celle française. Tout récemment le Monde.fr a notamment sorti un outils pour aider les utilisateurs à la vérification de l’information : « Le décodex »28.

De nombreux chercheurs ne voient pas la solution dans la technologie, mais plutôt dans l’éduca- tion. Il s’agirait de former l’être humain a être attentif aux circulations massives de la désinfor- mation, « donner à nos élèves les moyens de se défendre contre ces armes de désinformation massive »29. C’est dans cette optique que des formations d’éducation aux informations et aux médias sont créées par le ministre de l’Education nationale.

 

 

         Le web est un outil qui rend l’humain acteur. Nous sommes actifs dans notre manière de consommer, mais aussi de construire le web. Nous y faisons constamment des choix. Il s’est im- posé dans nos pratiques communicationnelles, reprenant ainsi ces codes – de la conversation à la rumeur. La désinformation, qui existait déjà bien avant, est donc juste un autre de nos travers qui apparaît massifié par le web et les possibilités infinis qu’il offre. Néanmoins cette multiplication de l’information et de la désinformation a eu des effets psychologiques, qui aboutissent à l’émergence de nouvelles pratiques. C’est ainsi que « le fact checking » que certains qualifient d’un nouveau genre journalistique est apparu. La lutte contre la désinformation ne peut se limiter à des algorithmes, qui risqueraient de réduire la liberté d’expression et qui seront toujours faillibles, elle doit s’accompagner d’une éducation au numérique et à ses dangers.

1 Sébastien Rouquette, L’hypermédia Internet : Analyse globale de l’espace médiatique Internet, Paris : Broché, 2010, p.18.
2 Ibid.,
3 Huyghe François-Bernard, « Désinformation : armes du faux, lutte et chaos dans la société de l’information », Sécurité globale, 2/2016 (N° 6), p. 63-72.
4 SOUS LA DIRECTION DE FRANÇOIS-BERNARD HUYGHE, Faux, rumeurs et désinformation dans le cyberespace, Iris, p.14. Disponible sur <http://www.iris-france.org/docs/kfm_docs/docs/ observatoire-geo-info/2013-01-faux-rumeurs-et-desinformation-dans-le-cyberespace.pdf>
5 Ibid.
6 Huyghe François-Bernard, « Désinformation : armes du faux, lutte et chaos dans la société de l’information », op. cit. p.34
7 Huyghe François-Bernard, « Désinformation : armes du faux, lutte et chaos dans la société de l’information », op. cit. p.34
8 GRANJON Fabien Granjon, « Du (dé)contrôle de l’exposition de soi sur les sites de réseaux sociaux », Les Cahiers du numérique /2014 (Vol. 10), p.18.
9Dominique Cardon, « Le design de la visibilité : un essai de la typologie du web 2.0 », Internet Actu, 2008. Disponible sur <http://www.internetactu.net/2008/02/01/le-design-de-la-visibilite-un- essai-de-typologie-du-web-20/> (Consulté le 15 janvier 2017).
10 Ibid.,
11 Huyghe François-Bernard, « Désinformation : armes du faux, lutte et chaos dans la société de l’information », op. cit. p.34
12 Flore Fauconnier, « Facebook dépasserait Google comme 1ère source de trafic des médias US », JDN, 2015. Disponible sur <http://www.journaldunet.com/media/publishers/1159548-usa- facebook-depasserait-google-comme-1ere-source-de-trafic-des-medias/>
13 Huyghe François-Bernard, « Désinformation : armes du faux, lutte et chaos dans la société de l’information », op. cit. p.32
14 Ibid.,
15 Eric Daginal, Internet, moteur ou miroir des transformations sociales contemporaines?,op.cit., p.68.
16 Huyghe François-Bernard « La contagion du faux sur internet » in Faux, rumeurs et désinfor- mation dans le cyberespace, Iris, p.14. Disponible sur <http://www.iris-france.org/docs/kfm_- docs/docs/observatoire-geo-info/2013-01-faux-rumeurs-et-desinformation-dans-le-cyberes- pace.pdf>
17 Il existait déjà la retouche photographique avant le numérique, mais tellement moins acces- sible au grand public.
18 Franck Bulinge, « Internet est-il un accélérateur de rumeur? », in Faux, rumeurs et désinfor- mation dans le cyberespace, Iris, p.14 Disponible sur <http://www.iris-france.org/docs/kfm_- docs/docs/observatoire-geo-info/2013-01-faux-rumeurs-et-desinformation-dans-le-cyberes- pace.pdf>
19 Voir cours de Kevin Mellet
20 Benoît Raphael, « Les fake news vont-elles nous faire vivre dans un monde parallèle ? » Me- dium, 2017. Disponible sur <https://medium.com/france/les-fake-news-vont-elles-nous-faire- vivre-dans-un-monde-parallèle-44bf2cfe45f2#.pcu0xy8j2>
21 Krysten Crawford, « Stanford study examines fake news and the 2016 presidential election » Stanford News, 2017. Disponible sur<http://news.stanford.edu/2017/01/18/stanford-study-exam- ines-fake-news-2016-presidential-election/> (consulté le 20 janvier 2017)
22 Kevin Poireau, Le fact-checking, nouveau genre journalistique ?, sous la direction de Roselyne RINGOOT, SciencesPo Rennes, 2014, p.3.
23 Ibid.,
24 Françoise Laugée, « Fact checking », La revue européenne des médias numériques, 2011. Disponible sur <http://la-rem.eu/glossary/2597/&gt; (consulté le 17 janvier 2017)
25Kevin Poireau, Le fact-checking, nouveau genre journalistique ?, op.cit.
26 Voir tableau en annexe
27 Sarah Sermondadaz, « Google et Facebook déclarent la guerre aux fausses informations. Avec quels moyens ? » Sciences et Avenir, 2016. Disponible sur<http://www.sciencesetavenir.fr/ politique/google-et-facebook-declarent-la-guerre-aux-fausses-informations-avec-quels- moyens_108172> (Consulté le 25 janvier 2017)
28Adrien Sénecat, « Le Décodex, un premier pas vers la vérification de masse de l’information », Le Monde.fr, 2017. Disponible sur <http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/02/02/le-decodex-un-premier-pas-vers-la-verification-de-masse-de-l-information_5073130_4355770.html#KRV1iDQWzlLBpv8H.99&gt;
29Huyghe François-Bernard, « Désinformation : armes du faux, lutte et chaos dans la société de l’information », Sécurité globale, 2/2016 (N° 6), p. 63-72.

Bibliographie 

Dominique Cardon, « Le design de la visibilité : un essai de la typologie du web 2.0 », Internet Actu, 2008. Disponible sur <http://www.internetactu.net/2008/02/01/le-design-de-la-visibilite-un-essai-de-typo- logie-du-web-20/> (Consulté le 15 janvier 2017).

Krysten Crawford, « Stanford study examines fake news and the 2016 presidential election » Stanford News, 2017. Disponible sur<http://news.stanford.edu/2017/01/18/stanford-study-examines-fake- news-2016-presidential-election/> (consulté le 20 janvier 2017)

Flore Fauconnier, « Facebook dépasserait Google comme 1ère source de trafic des médias US », JDN, 2015. Disponible sur <http://www.journaldunet.com/media/publishers/1159548-usa-facebook-de- passerait-google-comme-1ere-source-de-trafic-des-medias/>

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Sarah Sermondadaz, « Google et Facebook déclarent la guerre aux fausses informations. Avec quels moyens ? » Sciences et Avenir, 2016. Disponible sur<http://www.sciencesetavenir.fr/politique/google-et- facebook-declarent-la-guerre-aux-fausses-informations-avec-quels-moyens_108172> (Consulté le 25 jan- vier 2017)

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