Le “Rétro-Crowdfunding” : Quand le crowdfunding tire sur la corde sensible de la nostalgie.

Breton Maximilien – Master CMW – 2016/2017 – Sous la direction de M. Christophe Aguiton.

Introduction

Le grésillement du diamant sur un vieux vinyle, le plaisir de retrouver les VHS de son enfance ou bien encore les jouets d’antan, toujours fonctionnels… Tous ces péchés mignons des plus âgés comme des plus jeunes sont de nouveau assouvis. Le “rétro” est la grande tendance du moment. Les gens se mettent de nouveau à apprécier et aimer des procédés qu’ils avaient délaissés pendant des décennies. Est-ce un amour de jeunesse couplée d’une simple envie de renouer avec une époque tant appréciée ? Est-ce l’effet d’une mode passagère dont la plupart des personnes suivent le mouvement ?  Ce sont les deux questions que l’on peut se poser ici.

Dans les deux cas, cette tendance particulièrement en vogue depuis ces dernières années ne faiblit pas et prend de plus en plus d’ampleur. De nouveaux projets se mettent en place et tournent autour de ce centre d’intérêt qu’est le renouveau de l’ancien : salons dédiés au vintage, expositions temporaire à thème, publicités actuelles faisant référence aux années 80, retour des consoles rétro, création de contenus multimédias fortement inspirés de l’époque… Les exemples ne manquent pas et la liste grandit de jour en jour.

En 2009 est apparu un site Internet au concept révolutionnaire : Kickstarter. Il a été le premier site de “financement participatif”, plus souvent intitulé “site de crowdfunding” (à savoir : “financement par la foule” si on traduit le terme littéralement).

Le principe du site et de ces concurrents plus récents (KissKissBankBank ou Ulule entres autres) est de proposer à n’importe quel utilisateur de créer son projet et demander de l’argent aux internautes afin de le réaliser.

Bons nombres de projets proposent des “récompenses” à leurs financeurs et mettent en oeuvre une vraie campagne marketing pour inciter le lectorat à s’engager et à participer à celui-ci (1).

Un bon nombre d’oeuvres ne cherchent pas à innover mais plutôt à renouveler le passé. Que cela soit d’écrire un livre sur une période ou un objet ancien, ou bien de réaliser une série (Stranger Things) ou un court-métrage (Kung Fury) en s’inspirant fortement de ce qu’il se faisait avant (notamment les années 80 pour ne citer que celles-ci). Les projets relevant de ce genre font toujours un carton plein. Nous allons donc chercher à comprendre comment la nostalgie peut jouer sur le crowdfunding travers de dossier, et ce, à l’aide d’exemples et de cas concrets réalisés durant ces dernières années ainsi qu’une enquête réalisée auprès d’un public le plus large possible.

I. Le rétro, un phénomène pas si nouveau !

1. Qu’est-ce qu’on appelle rétro ?

a) Définition du vintage

Le vintage est à l’origine une appellation pour les vins millésimés. Par abus de langage, le mot a été détourné et aujourd’hui associé à tout objet ayant en moyenne plus de trente ans par rapport à la date à laquelle il est utilisé. Par exemple, en 2020 nous pourrons qualifier de vintage les objets datant des années 90.

Aujourd’hui, le vintage balaye le XXème siècle dans son intégralité, avec une forte présence des années 80 et 90 ces derniers temps. (2)

Le mot vintage évoque directement chez les gens ce côté vieux, hors du temps, d’un objet ressorti récemment. On y évoque alors de nombreux objets en tout genre et de toutes les formes. Ce sont les objets avec le symbolisme qu’ils évoquent qui créent l’essence nostalgique d’une époque révolue avec toutes ses représentations plus ou moins fantasmées. Par exemple, les années 80 sont associées à ses vêtements colorés, sa danse disco et des classiques du cinéma comme E.T l’extra terrestre, Ghostbusters dans l’imaginaire collectif des personnes qui ont vécu cette époque.

Aujourd’hui l’esprit vintage puise son inspiration de ces époques fantasmées et sacralisées par des générations de “grands” enfants d’hier et d’aujourd’hui. Cette mode du rétro touche notre paysage culturel actuel et s’inscrit dans de nombreux secteurs tels que le cinéma, la  mode, les technologies, la littérature, la musique en autres…

b) Les catégories d’objets et de contenus vintage

on retrouve une grande diversité de contenus et d’objets vintage dans la société actuelle. Voici une petite liste des plus récurrents.

En matière de vêtements, le vintage évoque souvent les modes passées : coiffures atypiques, chemises à rayures, jeans délavés, mini shorts, vêtements très colorés ou bien encore haut avec épaulettes pour les femmes… (3)

Pour ce qui est des technologies et de la culture, on trouve la photographie instantanée avec le Polaroïd, le vinyle, les premiers jeux vidéo (qualifié aujourd’hui de rétrogaming).(4)  On a aujourd’hui de nombreux objets vintage de ce type : vinyles d’albums récents, de bande originale de film ou bien même de jeux vidéos, tel que Hotline Miami, un jeu inspiré lui-aussi des années 80. (5) On a également des appareils électroniques comme l’Instax sorti en 2016(6), qui reprend le principe du Polaroid ou bien encore en novembre 2016 la NES Mini, une nouvelle version de la Nintendo Entertainment System de chez Nintendo.

En terme de contenu on a bien évidemment la musique à l’époque des disques vinyles : le rock’n’roll des plus classiques balayant toute la seconde moitié du xxème siècle (Led Zeppelin, The Who, The Clash), mais également les classiques du cinéma : E.T. (1982), Ghostbusters (1984), Retour vers le Futur (1985) et des dizaines d’autres. Aujourd’hui on voit de nombreux films s’inspirer directement de cela, voir créer des suites ou des reboots (7) de ses licences pour le plus grand plaisir des nostalgiques : Ghostbusters (2016), Jurassic World (2015), la série télévisée Stranger Things s’inspirant directement de nombreux films des années 80 et de l’ambiance générale de l’époque. (8)

2. Une forme d’expression nostalgique

a) Souvenirs lointains idéalisés

Selon le psychanalyste Jacques André (9), chaque personne a tendance à idéaliser ses souvenirs. Qui ne s’est jamais surpris à parler de ses années collège ou lycée avec plaisir ? Ou bien se rappeler des petites habitudes que l’on avait durant sa jeunesse : l’odeur du pain à la boulangerie de son enfance, ses jouets préférés à Noël, un lieu favori où vous faisiez les 400 coups…

C’est ce phénomène qui permet au vintage d’être aussi en vogue depuis toujours. On parlait déjà de vintage dans les années 80 : les gens s’inspirent des années 50 à cette époque. Ces souvenirs forment finalement un cycle assez simple qui se reproduit au fil des époques, du fait de la nostalgie des personnes nées à tel ou tel moment. Les années 80 s’inspirent des années 50 car ceux qui ont fait le monde dans les années 80 y étaient issus. Il en est de même où les entrepreneurs et actifs d’aujourd’hui sont nés dans les années 80 pour la plupart. Ils retranscrivent ainsi l’univers avec lequel ils ont grandis, une sorte pour eux de se rassurer et de poursuivre leur vie dans un univers qu’ils connaissent bien, un monde rassurant.

b) Une sociologie des tendances qui forme un éternel cycle.

Guillaume Erner écrit dans son livre “Sociologie des Tendances” qu’est ce que sont les tendances, et comment peut-on parler de cycle des tendances. Des objets reviennent à la mode, puis se démodent, puis reviennent et ainsi de suite. Le principe même d’une mode est que celle-ci peut également se démoder. Erner parle dans son livre d’une courbe de Gauss. La mode se développe jusqu’à atteindre son apogée, puis réduit petit à petit jusqu’à disparaître, avant de recommencer bien plus tard sur le même schéma. 

Pourquoi est-ce que le rétro pourrait-il influencer les campagnes de crowdfunding présentes aujourd’hui sur le web ? Ces campagnes sont utilisées par des entrepreneurs afin de trouver financement à leurs projets. Ces projets étant des réalisations inédites et nouvelles sur tous les thèmes possibles (aussi bien produits culturels que bijoux technologiques), quel est alors le rapport entre le vintage et le crowdfunding ? Y’a t-il un réel lien entre les deux et le côté nostalgique peut-il avoir un vrai impact sur le Crowdfunding ?

II. Le Crowdfunding joue sur les cordes nostalgiques pour réussir ?

1. Qu’est-ce que le crowdfunding ?

a) Un procédé participatif

Le crowdfunding, traduit littéralement par “financement par la foule”, est un principe né il y a déjà fort longtemps mais qu’on ne connaissait pas forcément sous ce nom là.

Il existe plusieurs types de crowdfunding :

  • Crowdgiving : C’est l’un des premiers créé : c’est ce qu’utilise toutes les associations lorsqu’ils vous appellent aux dons.
  • Crowdfunding reward based : C’est le crowdfunding répandu sur Internet. Celui qui fait intervenir les sites web tels que Kickstarter, Ulule, KissKissBankBank et bien d’autres. Il s’agit de proposer des projets. Les financeurs du projet peuvent choisir un palier de financement et obtenir des récompenses en retour.
  • Crowdlending : Prêt d’argent à des particuliers avec intérêts. Cela peut être assimilé à du prêt bancaire entre particuliers.
  • Equity Crowfunding : C’est le financement d’entreprises. Lorsqu’une entreprise a besoin de fonds pour se développer, on paye une partie de ce dont elle a besoin contre des actions au sein de l’entreprise. C’est de ce modèle que relèvent les entreprises de type SAS/SASU. (Société par Actions Simplifiée (Unipersonnelle))

Le crowdfunding est donc un appel plus ou moins public à un financement pour un projet, une entreprise, un particulier. Les possibilités sont variées et toutes différentes. Le fonctionnement reste le même : donner de l’argent à autrui dans le but de réaliser un projet en échange de contreparties.

b) Un procédé intéressé et intéressant

Hormis dans le cas du crowdgiving où il n’y a pas vraiment d’intérêt matériel pour le financeur derrière, tous les autres cas présentent des récompenses pour les participants. Nous allons rester sur le crowdfunding le plus présent sur Internet : le reward based.

En effet, tous les sites de crowdfunding confondus, qu’il s’agisse des précurseurs comme Kickstarter et Indiegogo ou bien des petits français Ulule ou MyMajorCompany, proposent un système de récompense.

Prenons par exemple le cas du jeu de cartes Exploding Kittens qui est l’une des plus grosses réussites du site Kickstarter avec plus de 8 millions de dollars récoltés et 200.000 participants. Le jeu proposé par Elan Lee, auteur du blog à succès The Oatmeal. (10)

Le succès du jeu fut instantané en partie grâce à la notoriété du blogueur et ses millions d’abonnés sur les réseaux sociaux. (11)

Une autre clé de réussite de la campagne, en plus d’avoir mis en place des défis communautaires humoristiques, était les récompenses liées au financement.

Les paliers de récompenses à atteindre étaient des plus sympathiques. Pour simplement 20$, il était possible d’acquérir le jeu une fois qu’il serait terminé. Ce petit prix sur le premier palier de récompense (12) et le fait que le jeu en lui-même était proposé aux personnes participant au financement ont aidé à la grande réussite du projet. Au final, chacun trouve son compte dans le crowdfunding : un produit inédit et qui plait à l’acheteur, et le financement nécessaire à la réalisation du projet pour son initiateur.

2. La corde nostalgique

a) Le financement d’oeuvres rétro : mise en place

De nombreux projets de crowdfunding sont proposés par des fans d’une licence en particulier ou d’un univers bien précis et essayent de tester le terrain avant de se lancer dans un projet sur le thème de leur passion.

C’était notamment le cas d’une campagne Kickstarter à succès : Shenmue III. (13)

Shenmue III s’annonçait comme la suite directe du célèbre jeu vidéo sorti sur Dreamcast en 2001 (Shenmue II) et 1997 (Shenmue). Cette licence de jeu vidéo avait été à l’époque une véritable révolution et un succès mondial incontestable. (14)

L’annonce d’une potentielle suite a donc fait des émules auprès d’un public déjà conquis à l’avance par la simple mention du nom sans même forcément expliquer le concept, le jeu en lui-même. C’est là le grand atout du rétro-crowdfunding : il joue sur la corde nostalgique en utilisant une licence phare qui plaisait à tout le monde pour être sûr de réussir. Mais est-ce que cette théorie du financement par fanatisme est réelle ou bien est-ce que Shenmue III est un cas à part ? Nous verrons dans la troisième partie une enquête réalisée sur ce sujet.

b) Etude de cas : Kung Fury

Nous allons nous attarder davantage sur un projet à mi-chemin entre le projet cité juste précédemment et les projets complètement innovants et encore inconnus : Kung Fury.

Kung Fury est un projet proposé (15) par Laser Unicorns, un pseudonyme sympathique pour le suédois David Sandberg, à l’origine de ce projet.

Kung Fury se présente comme étant un court-métrage “qui sent bon les années 80.”

La description exacte donnée par Sandberg est la suivante :

The movie features: arcade-robots, dinosaurs, nazis, vikings, norse gods, mutants and a super kung fu-cop called Kung Fury, all wrapped up in an 80s style action packed adventure.“

Le tout accompagné de nombreuses images effet néon et de bandes-son électronique au synthétiseur : l’ambiance vintage des années 80 est retranscrite avec brio pour son court métrage.

Le projet est accompagné de paliers de récompenses originaux : le palier à 250$ permettait à son investisseur de recevoir une vidéo de 20 secondes personnalisée du héros du film où celui-ci disait ce que l’investisseur désirait.

Steven Spielberg a lui-même parlé d’offrir une suite à Kung Fury (16) tellement le concept lui avait plu. Pas étonnant pour un cinéaste qui a réalisé la plupart des films cultes dans les années 80 et qui connaît l’époque sur le bout des doigts.

III. Enquête ciblée sur le crowdfunding.

1. Procédure

Pour mon enquête j’ai choisi de réaliser un sondage auprès d’un échantillon de personnes lambda dont voici les caractéristiques :

  • Public ciblé : Camarades Master 1, membres de groupes Facebook de diverses universités, familles. Le public ciblé sera donc en très grande majorité des -30 ans.
  • Questions : Questions sur les connaissances générales sur l’univers du crowdfunding et de ses divers supports. Dans un second temps, les questions s’orientent davantage à savoir si l’enquêté est plus enclin à donner pour une licence connue, une personne qu’il apprécie qu’un simple projet inédit et inconnu.
  • Il faut prendre en compte que malgré le fait que le thème soit le vintage, la plus grosse partie des sondés n’auront pas réellement connu les années 80 par exemple. Ils pourront être fascinés et intéressés par cette période mais il ne s’agira certainement pas d’un public le connaissant compte tenu des cibles potentielles à ma disposition pour répondre aux enquêtes.
2. Résultats

C’est au total 114 personnes qui se sont laissées interroger dans cette enquête anonyme.

Comme annoncé dans la procédure, les résultats concernant la tranche d’âge des sondés est celle prédite. Voici un résumé de tous les résultats récupérés :

  • Les sondés ont pour 86.8% entre 18 et 25 ans.
  • Moins d’un quart ne connaissaient pas le crowdfunding en répondant à l’enquête (23.7%).
  • Le site de Crowdfunding le plus connu sur l’échantillon est Ulule : connu par 42/114 personnes, avec juste derrière Kickstarter à 35/114 et Tipeee et KissKissBankBank ex aequo à 32/114.
  • 63.2% des sondés n’ont jamais participé à une campagne participative
  • Parmi les sondés ayant déjà participé à une/des campagne(s), ils sont la moitié à avoir pris parti sur UNE seule et unique campagne : 52% ont participé à 1 seule campagne, 43% 2 à 5 et 5% à plus de 5.
  • Parmi les crowdfunders, presque la moitié donnent de l’argent afin d’obtenir au moins une récompense. (46% donnent pour avoir au moins la première récompense, 39% avisent selon les projets et le reste donne le strict minimum pour soutenir)
  • La raison la plus fréquente qui pousserait les personnes à participer à une campagne est à 85% de soutenir une personne dans ses ambitions.
  • Si le projet provient d’une licence connue ou qui plaît aux sondés, ils seraient à 59,5% prêt à participer si le projet leur plaît, 11% à participer quoique cela soit et le reste à ne pas participer si le projet ne leur plaît pas.
  • Ils sont 94,6% à préférer participer à un projet d’un univers ou d’une licence qu’ils connaissent, contre 5.4% à préférer participer à des projets totalement innovants.
  • Parmi une liste de projet proposé, les sondés connaissaient les projets suivants (plusieurs réponses étaient possibles)
    • Kung Fury – 22,9%
    • Pebble Watch – 22,9%
    • Exploding Kittens – 31,3%
    • Ouya : 20,8%
    • Shenmue III : 18,8%
    • Autre : 43.8%

On peut donc tirer de ces informations plusieurs choses :

  • Le public est donc né principalement entre 1990 et 1998 : ils n’ont donc pas connu encore d’autre période que notre ère actuelle et n’ont pas vécu dans les années 80 directement par exemple.
  • Le public sondé étant français, il est assez normal de retrouver Ulule comme étant le site de crowdfunding le plus connu puisqu’il s’agit d’un des plus réputés en France.
  • C’est le projet Exploding Kittens qui était le plus connu dans la liste : il s’agit d’un jeu de cartes créé par un blogueur : The Oatmeal, qui a ouvert son blog en 2009. Le public ciblé avait donc l’âge d’aller sur Internet à cette époque et a pu grandir avec ceci. Si le sondage avait été effectué sur un public entre 26 et 35 ans il y aurait eu probablement plus de Kung Fury et Shenmue III.
  • Une écrasante majorité est plus encline à participer au financement de projet sur des thèmes qu’ils connaissent déjà plutôt que des oeuvres totalement innovantes.

Conclusion

Même si le sondage a également dévoilé également que de nombreuses personnes ne connaissent pas encore le phénomène de crowdfunding mais seraient enclines à s’y lancer un jour si un projet les intéressaient. C’est donc un concept en pleine évolution.

Les tendances se créent et évoluent dans le temps sans vraiment de règles particulières. Les objets deviennent tendance, les vêtements deviennent à la mode, puis se démodent et ainsi de suite mais chacun trouvera son compte et pourra développer par la suite dans son domaine même si celui-ci est hors du temps. C’est comme ça que l’on retrouve aujourd’hui encore des communautés de fans des années 80, qui arrive de façon ponctuelle à supprimer le laps de temps les séparant de cette époque et de la recréer à leur façon dans l’ère d’aujourd’hui.

Parfois même, ces projets et ces créations provoquent des succès inattendus, montrant que la nostalgie est bel et bien présente dans les moeurs de chacun, de façon plus ou moins prononcée selon les âges, les époques, les goûts de chacun.

Le crowdfunding est donc un moyen efficace de voir si le projet dans lequel on croit peut intéresser d’autres personnes en le soumettant à un financement par le public. Si le public finance et soutient le projet, c’est qu’il est viable, même (ou surtout) s’il ravive des flammes lointaines, des lueurs d’espoir inespérées de découvrir de nouveaux horizons pour des licences de jeux vidéo ou bien des films qui ont fait toute la jeunesse d’un public. Peut-être qu’on retrouvera un jour sur Kickstarter un E.T. 2 , un Goonies 2, un Gremlins 3 ou bien un Retour vers le Futur 4 qui sait ?

Nous pouvons donc dire que le “rétro-crowdfunding” a encore de beaux jours devant lui. Les personnes ont démontré à plusieurs reprises participer aux financements de projets faisant renaître de beaux souvenirs pour plus d’une personne : Shenmue III, Kung Fury et bien d’autres font partie des précurseurs de ce mouvement et il y a fort à parier que de nombreux autres vidéos, albums, jeux vidéo et bien plus encore verront le jour dans les prochains mois voire années.

Notes :
(1) Céline VALENTIN. 10 conseils pour réussir le financement particpatif par récompense. 4 novembre 2013. Disponible sur http://www.coesia.fr/blog/5d33sveu/10-conseils-pour-reussir-le-financement-participatif-par-recompense
(2) 
Thomas ROZEC. Les années 90 sont de retour. 09/07/13. http://www.mouv.fr/diffusion-les-annees-90-sont-de-retour
(3) Leslie MEYZER. On s’inspire de la mode des années 80. 07/08/08. Disponible sur http://www.elle.fr/Mode/Histoire/Mode-annees-80/Mai-1981
(4) Louis-Charles ROSTAND. Retrogaming : retour aux sources du jeu vidéo. 09/07/2015. Disponible sur http://www.clubic.com/mag/jeux-video/article-770892-1-retrogaming-retour-sources-jeu.html
(5) 
Page Kickstarter du projet du vinyle de Hotline Miami, financé avec succès.   https://www.kickstarter.com/projects/lacedrecords/hotline-miami-collectors-edition-vinyl?lang=fr
(6) 
Page Wikipedia/Wikiwand de l’Instax. https://www.wikiwand.com/en/Instax
(7) 
Un reboot se dit d’un film reprenant une œuvre déjà existante mais en la modernisant au jour d’aujourd’hui.
(8) 
Site complet sur l’oeuvre Stranger Things : http://strangerthings.error404.fr/
(9) 
Anne-Laure GAUNAC. Le passé, refuge ou prison ? Pas de date précise de publication. Disponible sur : https://goo.gl/LxVM8G
(10) 
Site officiel du projet The Oatmeal : http://theoatmeal.com/
(11) 
Page Facebook du projet The Oatmeal : https://www.facebook.com/theoatmeal/?fref=ts
(12) 
Il faut savoir qu’en général, les premiers paliers offrent des récompenses assez succinctes : un remerciement, un poster, un magnet, une vidéo de remerciement etc. Rien de vraiment très concret et perdurable dans le temps.
(13) 
Page Kickstarter du projet Shenmue III, initié par YSnet  https://www.kickstarter.com/projects/ysnet/shenmue-3
(14) 
Page Metacritic de Shenmue II, réunissant de nombreuses critiques professionnelles médiatiques de l’oeuvre. http://www.metacritic.com/game/dreamcast/shenmue-ii : le jeu Shenmue II récolte 9.4/10 sur plus de 200 avis et 84/100 comme score en effectuant la moyenne des notes de 9 critiques professionnels.
(15) 
Page Kickstarter du projet Kung Fury, initié par le studio Laser Unicorns. https://www.kickstarter.com/projects/kungfury/kung-fury
(16) 
Benjamin CYMBALISTA. Kung Fury 2 : Steven Spielberg veut être le producteur. 04/11/16. Disponible sur http://braindamaged.fr/2016/11/04/kung-fury-2-steven-spielberg-veut-etre-le-producteur/

 

Bibliographie

Annexe

Résultat de l’enquête effectuée sur le crowdfunding : https://docs.google.com/spreadsheets/d/15sD-EzOMQs402mZeh92FmzB7sOBm5X5z9oghUXwMMS8/edit?usp=sharing


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