La maltraitance animale pointée du doigt sur internet : un effet sur la consommation ?

par Jacob Niemiec

Dans cette étude nous allons tenter de voire si les vidéos de maltraitance animale ont contribué à sensibiliser les gens à la cause animale, et par ce biais à leurs mode de consommation. Pour y répondre j’ai mené une enquête sur internet, que j’ai ensuite analysée avec Melvin Josse, doctorant en sciences politiques et engagé dans la cause animale depuis une dizaine d’années, un des fondateurs du Parti animaliste, il a travaillé et milité pour différente associations. Auteur du livre « Militantisme, politique et droits des animaux » et particulièrement intéressé aux stratégies politiques. Nous allons d’abord nous faire une idée de l’audience atteinte, puis de leurs réactions immédiates et enfin si ces vidéos leurs ont laissées une empreinte à plus long terme.

I La question du sondage sur les réseaux sociaux.

Pour réaliser un sondage sans grands moyens et le faire de façon indépendante, à ma connaissance les réseaux sociaux, dont Facebook, restent de loin le moyen le plus accessible et le plus direct. C’est donc sur cette plateforme que j’ai posté mon questionnaire, composé de 16 questions dont deux concernant l’âge et le sexe des 115 personnes qui ont répondu. Lorsque je ne précise pas la source citée entre guillemets il s’agit de Melvin Josse.

Dans ma démarche j’ai commencé à posté sur mon mur puis peu à peu je me suis éloigné de mon cercle personnel, et les réponses s’en font ressentir car au début les gens répondent plus longuement sur les questions ouvertes puis de moins en moins au fur et à mesure du temps. Melvin remarque qu’il y a le fait que mes amis voulaient me rendre service et donc plus s’impliquer dans mon questionnaire, mais aussi le fait que plus on s’écarte plus les populations peuvent être moins éduquées ou moins touchées par cette question. Mais alors pourquoi prendraient-elles la peine de répondre ? C’est quelque chose que nous n’allons pas traiter ici mais qui mérite réflexion.

Pour biaiser le moins possible mes résultats je n’ai pas posté sur les groupes véganes (0) ou sensibles à la cause animale. Mais Melvin me fait remarquer que c’est quand même biaisé par le milieu social, l’âge, l’endroit où je vis. Mes amis ainsi que les groupes où j’ai posté sont plutôt égaux en terme de représentation des genres, mais 2/3 des répondants sont des femmes, on voit donc un plus grand intérêt de celles-ci pour ce sujet. Ce qui ne l’étonne pas du tout, « c’est ce qu’on retrouve ailleurs dans le milieu militant, cette proportion de 1/3 -2/3 ». On remarque aussi que les femmes ont tendances à répondre plus franchement et être plus précises, alors que les hommes vont plus troller, laisser des questions sans réponses. « Il y a clairement une forme d’autocensure chez les hommes parce que c’est assimilé à de la sensiblerie. Il y a un livre très intéressant qui a été écrit par Carol Adams, traduit récemment en français mais le titre anglais est The Sexual Politics of Meat  et où justement elle parle de sexisme et de spécisme(1) et comment ça interagit ». L’âge cependant est plus représentatif de mes relations, nous ne nous y attarderont donc pas. Nous voilà parti sur une base, quelle qu’elle soit, subjectivement objective.

90% des gens se disent un peu ou beaucoup sensible à la cause animale, Melvin est un peu surpris, ce chiffre ne se reflète pas dans la réalité. Mais on comprend mieux ces chiffres lorsque sur ces 104 personnes seules 46 parviennent à nommer un ou plusieurs organismes français qui défendent la cause. Mais il faut relativiser, ce n’est pas que seulement moins de la moitié des gens connaissent une association mais plutôt qu’ils ne se donnent pas la peine de répondre car comme le souligne Melvin « la SPA tout le monde connaît ». Pour L214 qui a été cité par près de la moitié des répondants et qui il y a encore quelques années n’était pas connu, on peut saluer leur stratégie de communication qui les place même devant la SPA et WWF. C’est eux qui ont réalisé et partagé en premier ( en tout cas avec succès ) des vidéos en caméra caché des abattoirs et « on fait du bon buzz depuis 2 ans. Après il y a pas mal d’associations qui ne sont pas vraiment animalistes, enfin il y a surtout WWF et Greenpeace qui sont des associations écolo et pas vraiment animalistes mais ça ne m’étonne pas que les gens ne fassent pas la différence, WWF a un panda comme logo donc ça ne m’étonne pas que les gens ne fassent pas trop attention à la différence ». On peut quand même saluer la citation de petites structures comme l’Association Végétarienne de France, Droit Des Animaux, 269 life, la Société Nationale pour la Défense des Animaux, la Ligue pour la Protection des Oiseaux ou encore le Parti animaliste.

Quand je demande aux gens à quoi fait référence le terme de cause animale on retrouve le terme de protection 21 fois, celui de défense 20 fois, de maltraitance 13 fois, de respect 11 fois mais aussi  urgence, animaux et environnement, bien être animal, protection contre les abus, dignité animal, adoption et soins dans les refuges, contre la maltraitance dans les abattoirs, véganisme, tuerie douloureuse sans raison alimentaire, bien être animal, anti-spécisme, sensibilisation, droits.

Puis je confronte Melvin à ces réponses :« Je dirais que c’est un peu tout ça, l’ensemble des acteurs qui agissent pour la défense des animaux, que ce soit dans une optique welfariste (2) : d’un meilleur traitement dans l’exploitation, qui ne remet pas forcément en cause l’exploitation en elle même, le fait de tuer en soit mais d’infliger des souffrances qui ne sont pas nécessaires ; ou que ce soit dans une optique abolitionniste, donc pour l’abolition de toutes exploitations animales ».

II Les vidéos en elle mêmes

Quand je demande à mon audience s’ils ont déjà vu des vidéos de maltraitance animale en élevage ou en abattoir (caméra caché d’abattoirs / gavage d’oies / batterie de poules pondeuses.. ), 56% me répondent que oui, 34% pas entièrement et 10% que non. On constate tout de suite que ces images sont violentes ou que les gens ne sont pas intéressé. Comme il n’y a pas de fils narratif on peut aussi nuancer ce manque d’attention par une lassitude à regarder ces images tristes et ne pas vouloir aller jusqu’à la fin. Le message est là. Quant à ceux qui ne les regardent pas, certains m’ont dit qu’ils ne voulaient pas s’infliger ça mais qu’ils étaient déjà végétarien par exemple. Quoi qu’il en soit on peut se permettre d’extrapoler en disant que une majorité de mon auditoire à connaissances de ces vidéos, ou qu’il en à vu par la passé ( le documentaire Earthlings de 2005 a beaucoup fait parler de lui à sa sortie par exemple  ) et ne veut pas se l’infliger encore. En ce qui concerne ces dernières années « c’est L 214 qui a largement contribué à la viralisation de ces vidéos. On avait des vidéos d’abattoirs depuis très longtemps mais c’ est eux qui ont réussi à le médiatiser grâce à internet ».

Sur internet la plate-forme qui remporte le plus de suffrages est sans conteste Facebook. 80% des répondants ( à là question du « où » ) ont déjà vu des vidéos dessus. Youtube, Google et les sites des associations sont loin en retrait, mais un autre média se défend aussi : le journal télévisé. Toutes les campagnes de L 214 après leurs diffusions sur les réseaux sociaux sont passées aussi au JT « mais ils les édulcores, n’en montrent que des petites parties ». Alors que le partage sur Facebook : « Le fait que ça vienne de tes amis tu vas peut être plus avoir tendance à regarder que sur un média où tu n’as pas de lien direct ». La fonction autoplay sans son de Facebook paraît donc parfaites pour capter l’attention des gens. Aussi, dans un article les gens vont plus avoir tendance à lire l’article mais ne pas cliquer sur la vidéo.

A la télévision c’est la chaîne qui va censurer ce qu’elle juge inapproprié ou dans notre cas trop violent. Par contre sur internet tout est possible. Néanmoins la plupart des gens interrogé jugent que ces images n’ont pas besoin d’être censuré ( seul 11% disent le contraire ). Mais là aussi les résultats peuvent être biaisé par le milieu parisien qui a tendance à être plus progressiste. Pour Melvin : « clairement non ». Par contre les gens sont plus favorables à ce qui se fait maintenant, c’est à dire un simple avertissement. Mais sur certains média cela peut être déjà un facteur trop important, voir stigmatisant : « oui, par exemple au JT l’avertissement peut faire zapper les gens donc c’est dommage. En même temps ça se justifie car ce ne sont quand même pas des images faciles à regarder ». Sur internet bien au contraire, ce genre d’avertissement peut être source de tentation car il s’agit souvent d’un public plus jeune, plus curieux. En fonction des médias la censure ou l’avertissement vont donc avoir des rôles très différents pour le visionnage ainsi que l’intérêt. Mais la forme actuelle ne semble pas poser de problèmes à la majorité.

On remarque qu’une grande majorité des gens n’interagissent pas ensuite avec la vidéo ( 90% disent non ). Chez les autres on retrouve du partage, des likes, des commentaires, des retweet, des trolls mais aussi de la lutte contre le troll. Certains parlent de partage oral ou par mail : « peut être que les gens n’assument pas ». C’est donc principalement un public déjà acquit à la cause qui va interagir.  

Un internaute m’a répondu qu’il en profitait pour discuter à des solutions alternatives comme des abattoirs mobiles par exemple, qui réduiraient la souffrance au moins pendant le transport. En discutant là-dessus avec Melvin je me suis rendu compte aussi du mal que cela pouvait apporter aux gens qui travaillent dans ces abattoirs, car il y a  un « élément psychologique aussi parce que de plus en plus on se rend compte que les témoignages, encore récemment il y a un livre qui est sorti Steak Machines (3) par un journaliste qui s’est infiltré dans un abattoir pour voir un peu le quotidien de ces gens là et lui comme tous les autres qui ont témoigné disent tous que soit tu pètes un plomb et tu deviens violent contre les animaux parce que tu as du mal à vivre cette violence permanente soit tu te blindes complètement et tu ne vois plus la souffrance ». Petite digression, mais que j’ai jugé important de souligner pour les dommages collatéraux que provoque cette industrie ( pour ne citer que celui ci ).

J’ai aussi demandé si les gens avait été jugé ( pour voire s’il y a stigmatisation ) par rapport à leurs actions sur ces vidéos. Mais il y a trop de réponses par rapport à ceux qui disent avoir interagit pour être représentatif. Pourtant les deux questions s’enchaînent bien donc là aussi on voit les limites d’un questionnaire où les gens ne prennent pas vraiment le temps de bien lire et de répondre. Ou de répondre à côté.

Melvin, est ce que toi tu rencontres souvent dans ton travail ce genre de comportement ? « Oui les gens qui se braquent à cause du sentiment de culpabilité oui complètement ça on le voit sur les stands très clairement même si tu ne les mets pas en cause directement. Simplement en montrant les conditions d’élevage ou d’abatage tu as des gens qui se sentent visés en fait. Plus ou moins consciemment bien sûr mais tu sens qu’il y a une tension, qu’ils ne veulent pas accepter les faits parce que ça remettrait en cause leurs consommation etc.. ». On constate donc que la nature humaine reste fondamentalement la même quelque soit le média.

III L’effet de ces vidéos

Venons en maintenant à l’effet produit par ces vidéos. Car passé le moyen de communication et le visionnage, le plus important est que ces vidéos transmettent le message qu’elle portent. 59% des gens disent que ces vidéos les ont fait réfléchir, 23% un peu et 18% non. Le résultat semble donc plutôt positif, mais Melvin ayant une longue histoire sur le terrain nuance ces chiffres : « Le oui me semble beaucoup, j’aurais plutôt dis 1/3, 1/3, 1/3 instinctivement c’est un peu ce que je me dis, mais encore une fois il y a le biais de la population qui peut avoir plus tendance à se remettre en question ». Mes amis seraient ils deux fois plus nombreux que la moyenne à réfléchir ? Mystère..

Cependant, aucune de mes question n’étant obligatoires, je suis assez surpris qu’on retrouve à peu prêt le même nombre de gens qui aient réfléchi à la question et qui me détaillent ensuite en quoi, et parfois de manière détaillé et précise. On retrouve principalement les idées de « consommation de viande », « la réalité dans les abattoirs », « la maltraitance des animaux », « devenir végétarien », « manière de consommer/mieux consommer », « condition de vie et élevage intensif » mais aussi parfois des réponses plus surprenantes comme « le capitalisme », « notre part de responsabilité là dedans », « la nature de l’homme », « mon ignorance », « cruauté humaine », « renforcement des convictions ». Alors que 51% se disaient sensibles à la cause animale, il y a 59% qui disent y avoir réfléchi après visionnage. On constate donc une petite augmentation, et surtout un spectre de réflexion assez large.

On sent que les filles sont plus dans le concret et les hommes dans les belles idées « ..oui qui veulent moins se remettre en cause eux-mêmes, ils vont moins réfléchir à ce qu’ils peuvent faire eux même. Je pense que de toute façon que ce soit la cause animale en soit ou le végétarisme c’est quand même plus accepté chez les femmes que chez les hommes. Moi je l’ai vécu ça : « tu manges pas de viande t’es un homo » je caricature un peu mais c’est associé à la masculinité de manger de la viande. Une végétarienne sera beaucoup plus acceptée, et là je parle dans un cercle plus large qu’un certain milieu parisien. Je pense que les réponses expliquent aussi ça, il y a beaucoup d’hommes pour qui ce n’est pas une option de manger de la viande, alors que les femmes aurait peut être plus tendance à remettre en cause leurs consommation de viande à elle. Elles ont moins de mal à se remettre en cause par rapport à leurs propre consommation ». Nous sommes en plein dans les chiffres du questionnaire.

Après la réflexion vient l’action. 38% des gens affirment ne pas avoir changé leurs mode de consommation, mais c’est un chiffre qu’il faut nuancer car certains sont déjà véganes ; 45% disent que oui, et le reste est du troll ou disent qu’il sont encore dans la phase de la réflexion.

Il y a donc une majorité de oui, mais à nuancer comme je le disais car il y a des déjà véganes. J’ai eu une petite dizaine de véganes en tout qui ont répondu à mon questionnaire à quoi Melvin me dit « que déjà on voit que ce n’est pas du tout représentatif par rapport au sampling des gens qui ont répondu car selon les sondages il y aurait moins de 1% de véganes en France,mais on a aucun chiffre précis, 3% de végétariens mais quand même 10% de flexitariens(4) ». Terme qui apparaît dans mon questionnaire et que je ne connaissais pas avant, mais que je reconnais chez quelques amis.

Une autre personne intervient :« je ne pense pas que ce soit le meilleur moyen de faire réfléchir les citoyens » . Or le meilleur moyen de réfléchir c’est déjà de connaître la vérité, et Melvin de par son expérience me dit que « là ce ne sont pas des images disparates, à chaque fois qu’on met des caméras cachés quelque part on trouve et très rapidement, il n’y a pas eu de sélection, à chaque fois qu’on met une caméra pendant deux semaines on a assez pour faire des heures de rushs parce que c’est comme ça que ça se passe ». Je compléterais la première personne avec la remarque de celle là : « La violence n’est peut être pas le meilleur moyen de faire réfléchir » citation anonyme du formulaire. Ce à quoi Melvin réagit :« Ce qui est intéressant c’est que là on parle de la violence, ce sont les images qui sont violentes et pas toi qui ne fait que les montrer ou partager, ce n’est pas violent de montrer à quelqu’un la vérité, donc là c’est typiquement quelqu’un qui se sent agressé parce que il sait derrière qu’il est quelque part responsable de ce qu’il voit. » Il enchaîne ensuite sur les vidéos : « Une vidéo bien médiatisée a un impact mille fois supérieur à n’importe quel article, ça fait déjà plusieurs décennies que des ethnologues font des recherches pour montrer que les animaux sont intelligents, qu’ils ont certaines formes de langage, une forme de conscience de soit et ça n’intéresse personne donc pour le coup je pense vraiment que les vidéos sont indispensables ».

Conclusion

Tu penses que la monté de la conscience animaliste depuis quelques années à un rapport avec internet ? « Alors oui je pense qu’il y a un certain effet de mode. Mais par exemple en France les véganes je pense qu’à 99% ils le sont pour des raisons animalistes, même s’il y a des gens qui deviennent véganes pour des raisons de santé aussi (meilleure santé, moins de risque de développer certains cancers et maladies ).

Pour les végétariens ou les flexitariens je pense que c’est plus souvent pour des raisons de santé, pour l’environnement, d’émission de gaz à effet de serre. Mais je pense qu’internet à rapproché les gens, je suis végane depuis 10 ans donc depuis qu’internet existe mais je connais beaucoup de véganes qui l’étaient déjà avant et qui se sentaient extrêmement seuls et qui ont eu du mal d’ailleurs à le devenir parce qu’ils n’avaient pas trop de sources d’informations fiables dans différents domaines, ils ne savaient pas s’ils pourraient avoir des carences alimentaires par exemple car l’information était très peu disponible. Et donc je pense que ça a énormément aidé de ce point de vue là. Pour le mouvement pour avoir une phase d’expansion car ça a permis aux gens de s’organiser, de se rapprocher, d’organiser des actions etc.. Donc oui de créer une petite communauté ça c’est sûr ».

On voit déjà des images très violentes dès l’école de l’Holocauste, des images de guerre, il y a des cours d’éducation sexuelle très tôt, de vie civique, donc oui on pourrait montrer les images moins violentes des abattoirs pour montrer la réalité assez tôt chez les adolescents.

Certains traitent ces vidéos juste comme de l’information, d’autres plus sensibles en ont conscience (ou pas) mais ne les regardent pas. Ça peut quand même les faire réfléchir, d’autres n’y portent aucun intérêt, est ce que internet peut avoir un rôle dans l’éducation autre que ce qu’il apporte déjà ? « Internet peut sensibiliser pour qu’il y ait un mouvement dans l’opinion pour faire pression sur les politiques pour faire passer de nouvelles normes, et puis en effet surtout pour faire baisser la consommation de viande. Il n’y a plus le filtre des médias classiques qui vont passer telle image ou non, donc ça permet vraiment à l’information d’être diffusée plus largement.. Mais le côté négatif d’internet est la multiplication et la facilité d’accès à certains outils comme les pétitions sur change.org par exemple. Maintenant il y a tellement de pétitions qu’elles ne servent plus à rien, certaines ne récoltent que 200 signatures donc ça ne sert à rien, mais dans l’ensemble c’est quand même très positif ».

Je mettrais cet exemple en parallèle avec les questionnaires du type que j’ai fait, comme j’en ai déjà parlé tout à l’heure, tout est tellement devenu accessible et réalisable que l’on se perd dans la quantité et finalement on obtient moins de qualité et de pertinence…

« Les gens qui font défiler, qui browse un peu, c’est plus facile de les toucher car ils vont tomber sur ce genre d’images même s’ils ne vont pas aller jusqu’au bout du visionnage c’est des images qui sont tellement fortes qu’elles restent et même si certains dans ton questionnaire disent que ça ne leurs fait rien je pense que ces images sont tellement fortes qu’elles restent au moins un coin de la tête, et même si sur le moment ça ne te fais pas réagir et que tu l’enterres un petit peu plus ou moins consciemment parce que tu te braques ou je ne sais quelle autre raison mine de rien ça sera toujours ça plus ça plus ça. Si tu es un peu plus cérébral qu’émotionnel et que t’entends un discours plus basé sur la justice, l’égalité, l’antispécisme etc.. et que là d’un coup tu as ces images qui te reviennent en tête et tu associe ça à ça. »

Il est aussi intéressant de remarquer que dans mon questionnaire je ne parle que de mode de consommation, hors les gens ont tout de suite pensé à leurs consommation alimentaire, sans peut être se rendre compte de tous les autres modes de consommation que les animaux impliquent, tels que les cosmétiques, les vêtements ou encore par exemple les loisirs.

(0) Végane : c’est maintenant un mot français depuis 4ans, le Robert l’a mis en premier puis les autres ont suivis.

(1) Spécisme : Discrimination basée sur l’espèce, qui fait de l’espèce en soi un critère justifiant un comportement portant préjudice aux droits fondamentaux d’un être vivant (exploitation, violence, oppression ou meurtre).

(2) Le terme de « welfare » est le même que dans l’expression anglaise de « welfare state », « l’État – providence. » Il désigne donc le « bien-être » des animaux, ou si l’on veut, les droits des animaux. Les « welfaristes » sont pour des réformes. http://laterredabord.fr/?p=10274

(3) Steak Machine de Geoffrey LE GUILCHER , il y aussi Ces bêtes qu’on abats de Jean-Luc Daub

(4) Fléxitarien : Un flexitarien , ou semi-végétarien, est, par définition de la contraction de flexible et végétarien, un Homme au régime alimentaire principalement végétarien mais faisant des exceptions en consommant de la viande ou crustacés de mer parmi les fruits de mer, ou toute chair animale, en dehors de chez lui.

Annexes :

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